Comment utiliser le calculateur de ROI ?
Commencez par choisir le type de calcul. Le ROI simple convient à tout investissement dont vous connaissez le gain total (un salon, un logiciel, une machine). Le ROI marketing part du chiffre d’affaires d’une campagne et le convertit en marge brute avant de le comparer au coût.
Saisissez ensuite des montants hors taxes portant sur la même période. Pour une campagne, le coût comprend la dépense publicitaire, mais aussi la production des créas, les outils et l’éventuel prestataire. Oublier ces frais est l’erreur la plus fréquente que nous voyons dans les tableaux de bord. Le ROI paraît bon, la trésorerie dit le contraire.
Quelle est la formule du ROI ?
Le ROI rapporte le gain net d’un investissement à son coût. L’aide Google Ads le définit comme le bénéfice réalisé grâce aux annonces par rapport au montant dépensé, et le calcule ainsi : (revenu − prix de revient) ÷ prix de revient.
| Indicateur | Formule | Ce qu’il mesure |
|---|---|---|
| ROI | (gain − coût) ÷ coût × 100 | Le rendement de l’investissement, en % |
| Gain net | gain − coût | Ce qu’il reste une fois l’investissement remboursé |
| ROI marketing | (CA × taux de marge − coût marketing) ÷ coût marketing × 100 | Le rendement d’une campagne une fois la marge prise en compte |
| ROAS | CA publicitaire ÷ dépense publicitaire | Les ventes générées par euro de publicité, sans la marge |
Un ROI de 0 % signifie que l’investissement est tout juste remboursé. Un ROI de 100 % signifie qu’il a rapporté deux fois sa mise, c’est-à-dire la mise elle-même plus un gain équivalent.
Exemple de calcul du ROI marketing
Prenons un cas hypothétique. Une marque de cosmétiques dépense 3 000 € sur un mois (2 400 € de publicité, 600 € de créas) et attribue 12 000 € HT de ventes à cette campagne. Son taux de marge brute est de 40 %.
- Marge brute générée : 12 000 × 0,40 = 4 800 €.
- Gain net : 4 800 − 3 000 = 1 800 €.
- ROI : 1 800 ÷ 3 000 = 60 %.
Si l’on avait divisé le chiffre d’affaires par le coût, on aurait obtenu 300 % en calcul « simple ». Ce chiffre flatteur ignore que 60 % des ventes servent à payer la marchandise. Google Ads raisonne de la même manière dans son propre exemple. Il ajoute le coût de fabrication des produits vendus à la dépense publicitaire avant de calculer le ROI.
Qu’est-ce qu’un bon ROI ?
Un ROI est bon dès qu’il est positif et supérieur à ce que rapporterait le même argent placé ailleurs dans l’entreprise. Il n’existe pas de seuil universel, et nous nous méfions des « moyennes du secteur » qui circulent sans méthode de calcul.
Trois questions aident à juger le vôtre. Le coût inclut-il tout ce que la campagne a consommé ? Le gain est-il mesuré sur vos ventes réelles ou sur l’attribution d’une plateforme ? La période est-elle assez longue pour lisser un pic ponctuel ? Un ROI de 20 % mesuré proprement vaut mieux qu’un ROI de 200 % qui additionne les conversions revendiquées par Meta et par Google.
Pour piloter des budgets publicitaires au quotidien, le ROAS est plus pratique, car il se lit directement dans les plateformes. Notre calculateur de ROAS indique le seuil de rentabilité correspondant à votre marge.
ROI, ROAS ou marge : lequel suivre ?
Les trois répondent à des questions différentes. Le ROAS arbitre entre deux campagnes, le ROI dit si l’ensemble de l’effort marketing a valu son coût, la marge nette dit si l’entreprise gagne de l’argent.
Dans nos accompagnements en performance marketing, nous fixons d’abord un ROAS cible déduit de la marge, puis nous vérifions chaque mois le ROI global, toutes dépenses comprises. Le passage de l’un à l’autre est détaillé dans notre guide sur le calcul du ROAS de rentabilité.
Quelles sont les limites du ROI ?
Le ROI est une photo à un instant donné. Il ne dit rien de la valeur d’un client qui rachètera dans six mois, ni des effets d’une campagne de notoriété qui prépare les ventes futures. Une campagne d’acquisition peut afficher un ROI négatif à 30 jours et devenir rentable sur un an. Pour en juger, comparez son coût d’acquisition à la valeur vie client avec notre calculateur de LTV.
Il dépend aussi de la qualité du suivi des conversions. Google rappelle que mesurer le ROI suppose de suivre les actions des clients après le clic. Sans tracking publicitaire fiable, le gain saisi dans le calculateur reste une estimation.
Comment améliorer son ROI ?
Le ROI bouge dès que l’on agit sur l’un de ses trois termes.
- La marge : une hausse de prix, une baisse du coût de revient ou des frais de livraison améliore le ROI sans toucher aux campagnes. Notre calculateur de marge aide à en mesurer l’effet.
- Le chiffre d’affaires : meilleure conversion de la page produit, panier moyen plus élevé, relances e-mail des paniers abandonnés.
- Le coût : couper vite les publicités qui ne vendent pas, regrouper les campagnes trop fragmentées, résilier les outils inutilisés.
Changez un seul paramètre à la fois et recalculez sur une période comparable. Sinon, impossible de savoir ce qui a produit l’amélioration.