Comment utiliser le simulateur de ROI d’influence ?
Remplissez d’abord les quatre postes de coût, puis les hypothèses de performance. Le simulateur enchaîne les étapes dans l’ordre où un client achète. Des vues, une part de ces vues qui clique, une part des visiteurs qui commande, un panier moyen et la marge que vous gardez sur chaque commande.
Les valeurs affichées par défaut sont hypothétiques. Elles servent à montrer le mécanisme, pas à décrire une campagne type. Remplacez-les par vos chiffres : les vues moyennes des créateurs que vous avez présélectionnés, le taux de conversion de votre site sur le trafic social, votre panier moyen hors taxes.
Faites tourner le calcul avant de signer, puis une seconde fois après la campagne avec les résultats réels. L’écart entre les deux vous dira quelle hypothèse était trop optimiste, et c’est la donnée la plus utile pour la campagne suivante.
Quels coûts inclure dans le coût total ?
Tous ceux que la campagne a déclenchés. Le cachet des créateurs n’est souvent qu’une partie de la facture, et un ROI calculé sur ce seul poste paraît toujours meilleur qu’il ne l’est.
| Poste | Ce qu’il contient | Oubli fréquent |
|---|---|---|
| Rémunérations | Cachets HT des créateurs, primes de performance | La part variable versée après coup |
| Produits | Produits offerts, envois, emballage | Les colis envoyés à des créateurs qui n’ont rien publié |
| Production | Tournage, montage, droits d’usage, outils, honoraires | Le temps passé en interne au casting et au suivi |
| Amplification | Budget publicitaire sur les contenus des créateurs | Les frais de création des publicités dérivées |
Pour estimer les cachets avant d’avoir les devis, notre calculateur de tarif influenceur part de médianes publiées par palier d’abonnés. Le guide prix d’une campagne d’influence détaille les autres lignes du budget.
Pensez au contrat. Depuis le 1er janvier 2026, une collaboration dont la rémunération et les avantages en nature dépassent 1 000 € HT sur l’année doit faire l’objet d’un contrat écrit (Service-Public.gouv.fr). Les obligations côté marque sont rassemblées dans notre guide sur la loi influenceurs.
Comment le simulateur calcule-t-il le ROI ?
En quatre multiplications et une division, sans coefficient caché.
- Clics = vues × taux de clic.
- Ventes = clics × taux de conversion.
- Chiffre d’affaires = ventes × panier moyen HT.
- Marge générée = chiffre d’affaires × taux de marge brute.
- ROI = (marge générée − coût total) ÷ coût total × 100.
Exemple hypothétique avec les valeurs par défaut. 300 000 vues à 1 % de clic donnent 3 000 visites. À 3 % de conversion, cela fait 90 ventes, soit 5 400 € de chiffre d’affaires à 60 € de panier. Avec 60 % de marge, la campagne génère 3 240 € de marge pour 4 800 € de coût total. Le ROI vaut (3 240 − 4 800) ÷ 4 800, soit −33 %.
Le simulateur affiche aussi le nombre de ventes nécessaires pour rentrer dans vos frais, c’est-à-dire le coût total divisé par la marge d’une commande. Dans l’exemple, 4 800 € ÷ 36 € donnent 134 ventes. C’est souvent le chiffre le plus parlant à poser face à un devis.
Le ROAS, chiffre d’affaires divisé par le coût, figure à titre de comparaison avec vos campagnes publicitaires. Il ignore la marge, d’où l’intérêt de lire les deux. Pour le ROI d’un autre investissement, utilisez le calculateur de ROI générique, et pour fixer un objectif de ROAS, le calculateur de ROAS.
D’où viennent les hypothèses de vues, de clics et de conversion ?
De vos données, en priorité. Pour les vues, relevez les vues des dix dernières publications de chaque créateur et prenez une valeur médiane plutôt que la moyenne, qu’un seul contenu viral fausse. Demandez des captures de statistiques récentes : les vues publiques ne disent rien de la part d’audience française.
Le taux de clic dépend surtout du format. Un lien en story ou une publicité avec bouton produit des visites mesurables, alors qu’une vidéo sans lien produit surtout des recherches de marque, invisibles dans ce calcul. Le taux de conversion à retenir est celui de votre site sur le trafic venu des réseaux sociaux, souvent inférieur au taux global de la boutique.
Nous ne codons aucune moyenne de marché dans l’outil, faute de chiffre publié qui vaille pour toutes les niches et toutes les plateformes. Quand vous n’avez rien, testez trois scénarios (prudent, central, favorable) et regardez à partir de quel taux de conversion la campagne devient rentable. Si ce taux est irréaliste pour votre site, la question porte sur la page d’arrivée avant de porter sur les créateurs.
Comment mesurer les ventes réelles après la campagne ?
Donnez à chaque créateur un lien suivi et, si possible, un code promo personnel. Le lien doit porter des paramètres UTM. Google Analytics exige au minimum utm_source, utm_medium et utm_campaign pour attribuer le trafic à une campagne (Aide Google Analytics). Mettez le nom du créateur dans utm_content pour comparer les profils entre eux.
Le code promo capte les acheteurs qui ne cliquent pas et tapent l’adresse du site plus tard. Il a deux limites. Il finit sur des sites de codes de réduction, et la remise réduit la marge, qu’il faut alors recalculer dans le simulateur avec un panier remisé.
Si vous amplifiez les contenus en co-publicités, les résultats des publicités remontent dans le gestionnaire de publicités de Meta (Meta for Business). Évitez de compter deux fois une même vente, vue à la fois par le code promo et par l’attribution publicitaire. Retenez une source de référence par vente.
Quelles sont les limites de ce calcul ?
Le simulateur mesure un ROI de ventes directes. Il laisse de côté ce que l’influence produit souvent de plus durable : la notoriété, les recherches de marque, les achats faits des semaines plus tard en magasin ou sur une marketplace, et les contenus réutilisables en publicité. Une campagne de lancement peut afficher un ROI négatif ici et rester un bon investissement.
Fixez donc l’objectif avant de lancer. Si la campagne vise des ventes, le ROI direct est le bon juge et le seuil de rentabilité doit être atteignable. Si elle vise la notoriété, suivez plutôt la portée et le coût pour mille vues, avec notre calculateur de CPM.
Pour bâtir une campagne pensée pour la rentabilité, du casting à l’amplification, notre agence d’influence s’en charge de bout en bout.