Comment utiliser le calculateur de CPM ?
Reprenez dans votre gestionnaire de publicités la dépense et le nombre d’impressions d’une même période, d’une même campagne ou d’un même ensemble de publicités. Le calculateur affiche le CPM et le coût unitaire d’une impression.
Le troisième champ sert à la planification. Indiquez le budget que vous envisagez et l’outil estime le volume d’impressions qu’il achètera si le CPM reste identique. C’est une projection, pas une promesse, car les enchères bougent d’une semaine à l’autre.
Quelle est la formule du CPM ?
Le CPM vaut le coût divisé par le nombre d’impressions, multiplié par 1 000. Une impression, selon l’aide Google Ads, est comptabilisée chaque fois qu’une annonce s’affiche. Le multiplicateur 1 000 existe parce que le coût d’un seul affichage se compte en fractions de centime, peu lisibles.
| Indicateur | Formule | Ce qu’il donne |
|---|---|---|
| CPM | coût ÷ impressions × 1 000 | Le prix de 1 000 affichages |
| Impressions achetables | budget ÷ CPM × 1 000 | Le volume d’affichages pour un budget donné |
| Budget nécessaire | impressions visées ÷ 1 000 × CPM | Ce que coûte un objectif de diffusion |
| CPC | CPM ÷ (CTR × 1 000) | Le coût d’un clic déduit du CPM et du taux de clics |
La dernière ligne relie le CPM au coût par clic. Elle explique pourquoi deux campagnes au même CPM peuvent payer leurs clics à des prix très différents. Notre calculateur de CPC fait ce calcul à partir de vos chiffres.
Exemple de calcul du CPM
Cas hypothétique : une marque de prêt-à-porter dépense 500 € sur Instagram en une semaine et obtient 125 000 impressions.
- CPM : 500 ÷ 125 000 × 1 000 = 4 €.
- Coût d’une impression : 500 ÷ 125 000 = 0,004 €.
- Pour un budget de 1 000 € au même CPM : 1 000 ÷ 4 × 1 000 = 250 000 impressions.
Doubler le budget ne double pas toujours la diffusion. Sur une audience étroite, la plateforme finit par montrer la publicité aux mêmes personnes et le CPM a tendance à monter. Surveillez la répétition en même temps que le CPM quand vous augmentez la dépense.
Qu’est-ce qu’un bon CPM ?
Un bon CPM est celui qui aboutit à un coût par vente ou par prospect compatible avec votre marge. Pris isolément, il ne dit rien de la rentabilité. Un CPM bas obtenu sur une audience qui n’achète pas coûte plus cher qu’un CPM élevé sur des acheteurs probables.
Nous ne publions pas de grille de CPM « normaux ». Ils varient trop selon le pays, le placement, la période (les enchères se tendent avant les fêtes) et le type d’audience pour qu’une moyenne vous aide. Le repère utile est votre propre historique, comparé à période et ciblage équivalents.
Pour savoir quel CPM vous pouvez vous permettre, partez de la fin. Calculez votre coût par achat maximal à partir de la marge, puis remontez avec votre taux de clics et votre taux de conversion.
CPM, vCPM, CPM cible : de quoi parle-t-on ?
Le CPM est d’abord un indicateur, celui que vous calculez ici. C’est aussi un mode d’achat dans lequel l’annonceur paie par tranche de mille impressions.
Sur le Réseau Display, Google indique que les enchères au CPM ont été converties en vCPM, pour ne facturer que les impressions visibles. Pour la vidéo, la stratégie CPM cible (tCPM) fixe le montant moyen que l’annonceur accepte de payer pour mille impressions. Sur Meta, le CPM figure dans les rapports quel que soit l’objectif de la campagne, et se calcule de la même façon.
Quand vous comparez des CPM entre plateformes, vérifiez donc ce qui est compté. Une impression visible et une impression servie ne valent pas la même chose.
Quelles sont les limites du CPM ?
Le CPM mesure le prix de l’exposition, pas son effet. Il ignore si la personne a regardé, cliqué ou acheté. Une créa qui arrête le défilement peut justifier un CPM plus élevé si elle vend mieux.
Il est aussi sensible au volume. Calculé sur quelques milliers d’impressions, il fluctue beaucoup d’un jour à l’autre. Nous attendons au moins une semaine de diffusion complète avant de comparer deux CPM, et nous les comparons toujours avec le coût par résultat.
Comment faire baisser son CPM ?
- Élargir l’audience : une audience trop restreinte met l’annonceur en concurrence pour les mêmes personnes.
- Renouveler les créas : une publicité vue trop souvent obtient moins d’interactions et se diffuse moins bien.
- Ouvrir les placements : laisser la plateforme diffuser sur tous les emplacements lui donne plus d’inventaire.
- Éviter les pics de concurrence quand l’objectif le permet, par exemple pour une campagne de notoriété.
Ces pistes concernent surtout Meta. Notre guide sur la structure de campagne Meta Ads détaille la configuration que nous utilisons, et notre agence Meta Ads l’applique au quotidien. Pour répartir un budget mensuel, voyez aussi notre guide sur le budget Meta Ads.