Comment choisir une agence Google Shopping ?
En la jugeant sur votre flux produit avant de la juger sur vos campagnes. Sur Shopping, il n’y a pas de mots-clés à acheter. Google lit les titres, les catégories, les identifiants et les prix envoyés par Merchant Center, et c’est ce fichier qui décide sur quelles recherches vos produits peuvent apparaître.
Une agence sérieuse vous demande donc un accès en lecture seule à Merchant Center autant qu’à Google Ads, et vous rend un diagnostic écrit des deux. Celle qui parle d’enchères et de ROAS sans avoir ouvert l’onglet des produits refusés n’a pas encore commencé le travail.
| Point à vérifier | Ce que l’agence doit montrer | Moment |
|---|---|---|
| Flux produit | Une lecture des titres, catégories, GTIN et attributs de variante sur vos produits réels | Avant le devis |
| Merchant Center | Le relevé des refus, avertissements et problèmes au niveau du compte | Avant le devis |
| Type de campagnes | Le choix entre Performance Max et Shopping standard, justifié par vos données | Dans la proposition |
| Segmentation | Un découpage du catalogue par marge, stock ou saison | Dans la proposition |
| Mesure | Des conversions avec valeur, rapprochées des ventes de la boutique | Premier mois |
| Propriété | Merchant Center, Google Ads et GA4 à votre nom | À la signature |
Ce guide traite du choix du prestataire. Pour le fonctionnement des annonces elles-mêmes, lisez notre guide Google Shopping. Pour la gestion du Search en général, notre grille pour choisir une agence Google Ads couvre le reste du compte.
Le flux d’abord : que doit regarder l’agence dans vos données produit ?
Les attributs qui décident de la correspondance avec les recherches, dans cet ordre. Le titre, les identifiants, la catégorie, puis les attributs de variante (taille, couleur, matière). Les autres champs comptent, mais une erreur sur ces quatre-là coûte des impressions sur tout le catalogue.
Le titre est le premier chantier. Google accepte jusqu’à 150 caractères et interdit le texte promotionnel, les majuscules d’insistance et les symboles décoratifs (aide Merchant Center, attribut title). Un titre recopié du nom affiché sur la boutique (« Le Parisien, bleu nuit ») ne dit ni le type de produit ni la matière, et ne remonte que sur les recherches de marque.
| Attribut | Question à poser à l’agence | Réponse qui doit vous rassurer |
|---|---|---|
| Titre | Sur quelles données réécrivez-vous les titres ? | Les termes de recherche réels et le vocabulaire des acheteurs, par famille de produits |
| GTIN et marque | Que faites-vous des produits sans GTIN ? | Distinguer les produits qui en ont un chez le fabricant de ceux de marque propre, qui n’en ont pas besoin |
| Catégorie et type de produit | Utilisez-vous le type de produit pour structurer les campagnes ? | Oui, avec une arborescence qui suit la façon dont vous pilotez vos marges |
| Variantes | Chaque taille et couleur a-t-elle sa propre fiche ? | Un identifiant par variante, reliées par le même groupe d’articles |
| Prix et disponibilité | À quelle fréquence le flux est-il synchronisé avec le site ? | Au moins chaque jour, et à chaque changement de prix pendant les soldes |
Demandez aussi où les corrections seront faites. Une modification directement dans la boutique est souvent la plus propre, mais elle dépend de votre équipe. Un flux complémentaire ou des règles de flux dans Merchant Center permettent de corriger ou d’enrichir des produits existants sans toucher au site. L’agence doit dire laquelle des deux méthodes elle utilise et qui la maintient quand le catalogue change. Les champs obligatoires sont listés dans les spécifications des données produit.
Merchant Center : quelles questions poser sur les refus et les suspensions ?
Celles qui montrent que l’agence a déjà traversé une suspension, et qu’elle sait ne pas en provoquer une. Un produit refusé coûte une fiche. Un problème au niveau du compte coûte toute la boutique.
Google prévient en général avant de suspendre. Pendant la période d’avertissement, les produits restent affichés mais leurs performances peuvent être limitées, et un compte peut être suspendu sans avertissement quand le problème est jugé grave (aide Merchant Center). Une agence doit savoir lire ces bannières et vous dire combien de temps il vous reste.
- Combien de produits sont refusés ou limités aujourd’hui, et pour quels motifs ?
- Avez-vous déjà fait lever une suspension pour déclarations trompeuses ? Qu’avez-vous corrigé sur le site ?
- Quand utilisez-vous « J’ai corrigé le problème », et quand contestez-vous ?
- Qui surveille le diagnostic, à quelle fréquence, et qui est prévenu en cas d’avertissement ?
- Que vérifiez-vous avant un temps fort commercial, comme les soldes ou le Black Friday ?
La deuxième question est la plus parlante. La suspension pour déclarations trompeuses se règle rarement dans le flux. Elle demande de revoir les pages du site (mentions légales, livraison, retours, coordonnées), et une agence qui ne propose que des modifications de flux tourne en rond. Notre guide sur le Merchant Center refusé détaille les motifs et la demande de réexamen.
Performance Max ou Shopping standard : que doit justifier l’agence ?
Son choix, à partir de vos données et pas d’une préférence de méthode. Les deux campagnes peuvent vendre les mêmes produits, et elles peuvent cohabiter dans le même compte.
La règle de cohabitation a changé. Quand une campagne Performance Max et une campagne Shopping standard ciblent les mêmes produits, Google sert désormais celle qui a le meilleur classement de l’annonce, alors que Performance Max passait automatiquement en priorité jusqu’à fin 2024 (aide Google Ads). Une agence qui vous explique encore qu’une campagne Shopping « de secours » ne diffusera jamais à côté d’une Performance Max s’appuie sur une règle périmée.
| Situation | Choix défendable | Ce que l’agence doit surveiller |
|---|---|---|
| Suivi des conversions fiable, volume de ventes régulier | Performance Max sur la majorité du catalogue | La part des ventes sur votre marque et le détail par canal |
| Petit catalogue, peu de conversions | Shopping standard, avec des enchères simples | Les termes de recherche et les produits qui dépensent sans vendre |
| Produits à isoler (nouveautés, déstockage, marge faible) | Shopping standard sur ce groupe, Performance Max sur le reste | Le recouvrement entre les deux, produit par produit |
| Boutique qui vend aussi en magasin | Performance Max avec l’objectif adapté | Que les ventes en ligne ne soient pas confondues avec les visites |
Demandez enfin comment l’agence lit une Performance Max. La campagne propose aujourd’hui un rapport sur les performances par canal, qui ventile les résultats entre Search, Shopping, YouTube et les autres emplacements. Une agence qui ne vous le montre jamais ne peut pas vous dire d’où viennent les ventes. Notre guide Performance Max détaille les contrôles disponibles.
Comment l’agence doit-elle segmenter votre catalogue ?
Par marge, par stock ou par saison, selon ce qui pilote réellement vos décisions. Un catalogue envoyé en un seul bloc laisse Google répartir le budget sur les produits qui génèrent le plus de chiffre d’affaires, pas forcément sur ceux qui rapportent le plus.
L’outil s’appelle les étiquettes personnalisées. Le flux en accepte cinq, de custom_label_0 à custom_label_4, avec jusqu’à 1 000 valeurs uniques chacune, et Google cite lui-même la marge, la saisonnalité et le niveau de vente parmi les usages (aide Merchant Center). Elles servent ensuite à créer des groupes de produits dans Shopping et dans Performance Max.
Voici le découpage que nous mettons en place le plus souvent, à adapter à chaque boutique.
- Étiquette 0 pour la tranche de marge (haute, moyenne, faible), calculée à partir du prix de revient.
- Étiquette 1 pour le statut commercial (meilleures ventes, nouveautés, fin de série).
- Étiquette 2 pour la saison ou le temps fort.
- Étiquette 3 pour le niveau de stock, afin de ne pas pousser un produit presque épuisé.
La question à poser est simple. Qui met à jour les étiquettes quand une marge ou un stock change ? Une segmentation figée au lancement devient fausse en quelques mois, et le budget continue d’aller vers des produits qui ne sont plus prioritaires.
Comment mesurer le travail d’une agence Google Shopping ?
Sur la marge générée, pas seulement sur le ROAS affiché. Le ROAS de Google Ads compare un chiffre d’affaires à une dépense, et il ignore vos coûts. Un ROAS de 5 peut être rentable sur un produit à forte marge et déficitaire sur un autre.
Deux réglages permettent de rapprocher la mesure de la rentabilité. Les conversions avec les données du panier transmettent la liste des articles vendus, et permettent de suivre le chiffre d’affaires par produit, voire la marge brute quand le prix de revient est renseigné (aide Google Ads). Le second réglage est hors de Google. Il s’agit d’un rapprochement mensuel entre les ventes déclarées par Google Ads et celles de votre boutique.
| Indicateur | Ce qu’il dit | Piège |
|---|---|---|
| ROAS Google Ads | Chiffre d’affaires attribué sur dépense | Inclut des ventes de marque qui auraient eu lieu sans publicité |
| Marge sur dépense | Ce que la campagne rapporte vraiment | Exige un prix de revient à jour |
| Part des produits actifs | Combien du catalogue est réellement diffusé | Masquée par un ROAS correct sur quelques produits |
| Écart plateforme et boutique | La fiabilité du suivi | Un écart qui grossit sans explication |
Pour fixer le bon objectif de départ, notre calculateur de ROAS donne votre seuil de rentabilité à partir de la marge, et notre guide sur le calcul du ROAS explique comment le lire.
Agence Google Shopping et CSS : faut-il en tenir compte ?
Oui, en Europe, au moins pour comprendre ce que l’agence vous propose. Les annonces Shopping y sont diffusées par l’intermédiaire d’un service de comparaison de prix, appelé CSS. Chaque marchand travaille avec au moins un CSS, peut en utiliser plusieurs, et la France fait partie des pays couverts par le programme (aide Merchant Center).
Par défaut, c’est le CSS de Google qui est utilisé. Des CSS tiers existent, et certaines agences en exploitent un ou travaillent avec un partenaire. Google précise qu’un marchand peut changer de CSS en gardant son compte Merchant Center (Travailler avec des CSS). Les économies de coût par clic avancées par les fournisseurs de CSS sont des chiffres commerciaux, que nous n’avons pas pu vérifier de façon indépendante.
Si une agence vous propose son CSS, posez trois questions. Que se passe-t-il pour vos annonces si vous arrêtez de travailler avec elle ? Le CSS est-il facturé à part, et comment ? Le gain promis a-t-il été mesuré sur une boutique comparable à la vôtre ? Un CSS peut être un bon choix, mais il ne doit pas devenir un lien de dépendance.
Quels signaux d’alerte avant de signer avec une agence Google Shopping ?
Plusieurs se repèrent dès le premier échange. Un seul justifie une question, plusieurs justifient de chercher ailleurs.
- Un ROAS promis avant d’avoir vu le flux ou le compte.
- Aucune question sur votre marge, votre prix de revient ou vos ruptures de stock.
- Un compte Merchant Center ou Google Ads créé au nom de l’agence.
- Une proposition entièrement en Performance Max, sans lecture de la part de marque ni du rapport par canal.
- Des titres « optimisés » par un outil sans relecture, qui répètent des mots-clés.
- Un CSS imposé, sans explication de ce qui se passe à la sortie.
- Un badge Google Partner introuvable dans l’annuaire Google Partners.
Le badge mérite une précision. Pour l’obtenir, une agence doit tenir un score d’optimisation d’au moins 70 % sur son compte administrateur, environ 10 000 USD de dépenses sur 90 jours et au moins la moitié de ses collaborateurs certifiés (aide Google Ads). Il prouve une activité, pas un savoir-faire particulier sur le flux. Notre guide sur l’agence Google Partner détaille ce qu’il couvre.
Nous sommes l’une de ces agences : comment nous comparer ?
Avec la même grille que les autres. Nous sommes une agence Google Partner, basée à Paris depuis 2021, et nous traitons le flux, Merchant Center et les campagnes Shopping dans le même compte que le reste de vos campagnes Google. Nous ne nous présentons pas comme la meilleure agence Google Shopping, aucun classement officiel n’existe.
Si votre catalogue est petit et votre compte simple, une agence n’est pas forcément nécessaire. Nous pouvons aussi vous former pour gérer vous-même, ou vous orienter vers un indépendant de confiance. Pour un catalogue large, plusieurs canaux et un flux à reprendre, notre page agence Google Shopping décrit notre méthode.
Demandez-nous le même diagnostic écrit du flux qu’aux autres agences, par notre formulaire de contact. Pour comparer les propositions, notre guide pour comparer les devis d’agence Google Ads s’applique aussi à Shopping.