Comment utiliser le simulateur de budget Google Ads ?
Partez de votre objectif mensuel, en ventes ou en leads, puis indiquez ce que rapporte une conversion. Pour une boutique en ligne, c’est le panier moyen. Pour une activité de services, c’est la valeur moyenne d’un lead, c’est-à-dire le chiffre d’affaires moyen d’un client multiplié par la part des leads que vous signez.
La marge sert à calculer ce que vous pouvez payer pour une conversion sans perdre d’argent. Prenez la marge après coût des produits, frais de livraison et frais de paiement, pas le taux de marque affiché dans votre tableau de prix. Si vous ne la connaissez pas, notre calculateur de marge la donne en quelques secondes.
Les deux derniers champs décrivent la campagne. Le taux de conversion est la part des clics qui deviennent une vente ou un lead. Le CPC est le coût moyen d’un clic. Sur un compte existant, prenez les chiffres des 30 derniers jours. Sur un compte neuf, servez-vous des estimations de l’outil de planification, en sachant qu’elles restent des estimations.
Quelles formules le simulateur applique-t-il ?
Le calcul remonte l’entonnoir à l’envers, de l’objectif vers le budget. Il ne fait aucune hypothèse cachée.
| Résultat | Formule |
|---|---|
| Clics nécessaires | Objectif de conversions ÷ taux de conversion |
| Budget mensuel | Clics nécessaires × CPC estimé |
| Budget quotidien | Budget mensuel ÷ 30,4 |
| CPA estimé | CPC ÷ taux de conversion |
| CPA maximal rentable | Valeur d’une conversion × marge |
| CPC maximal rentable | CPA maximal × taux de conversion |
| ROAS de rentabilité | 1 ÷ marge |
Le diviseur de 30,4 n’est pas arbitraire. Google indique qu’à la fin du mois, vos dépenses ne dépasseront pas 30,4 fois votre budget quotidien moyen (À propos des impressions excessives et du budget quotidien moyen). C’est donc ce budget quotidien qu’il faut saisir dans la campagne pour viser le montant mensuel calculé.
Le ROAS de rentabilité est le chiffre d’affaires publicitaire à atteindre pour chaque euro dépensé, sans rien gagner ni perdre sur la marge. Avec 40 % de marge, il vaut 2,5. Le détail figure dans notre calculateur de ROAS.
Exemple hypothétique : une boutique qui vise 50 ventes par mois
Prenons une boutique hypothétique qui veut 50 ventes par mois, avec un panier moyen de 80 € et une marge de 40 %. Son taux de conversion est de 2 % et son CPC moyen de 0,60 €.
Il lui faut 2 500 clics, soit un budget de 1 500 € par mois et environ 49 € par jour. Chaque vente coûte en moyenne 30 €. Or sa marge lui permet de payer au plus 32 € par vente. Le budget est cohérent, mais la marge de sécurité est mince. Si le taux de conversion tombe à 1,8 %, le CPA passe à 33 € et chaque vente fait perdre de l’argent.
Dans ce cas, augmenter le budget ne règle rien. Il faut d’abord travailler le taux de conversion du site ou le panier moyen, ou cibler des requêtes moins chères. Le CPC maximal rentable affiché par le simulateur donne la limite à ne pas dépasser dans vos enchères.
Comment estimer son CPC et son taux de conversion avant de lancer ?
Pour le CPC, l’Outil de planification des mots clés de Google Ads montre ce que coûterait en moyenne l’affichage de votre annonce sur un mot clé, et propose des prévisions de clics et de conversions selon le budget. Faites l’exercice sur les requêtes que vous comptez réellement acheter, pas sur le mot clé générique du secteur, souvent bien plus cher.
Pour le taux de conversion, la meilleure base reste votre propre historique. Le taux constaté sur le trafic payant d’autres canaux donne un ordre de grandeur. Sans aucune donnée, testez trois valeurs dans le simulateur, une prudente, une médiane et une optimiste, et regardez à partir de quel taux le CPA estimé passe sous le CPA maximal. Notre calculateur de taux de conversion aide à mesurer ce taux une fois la campagne lancée.
Nous conseillons de prévoir un premier mois de mesure, avec un budget qui permet d’obtenir assez de conversions pour juger. Google recommande d’ailleurs d’évaluer une stratégie au CPA cible sur les 30 derniers jours, avec au moins 30 conversions (À propos de la stratégie d’enchères au CPA cible).
Que faire si le CPA estimé dépasse le CPA maximal ?
Ne lancez pas la campagne en espérant que le volume compensera. Un CPA trop élevé reste trop élevé à plus grande échelle, et il a même tendance à monter quand on élargit les mots clés.
- Resserrez les mots clés sur les requêtes à forte intention, celles qui contiennent un produit précis, une marque ou un besoin immédiat.
- Travaillez la page d’atterrissage avant le budget. Gagner un demi-point de taux de conversion change souvent davantage le résultat qu’une baisse d’enchère.
- Relevez la valeur d’une conversion avec des offres groupées ou une livraison offerte à partir d’un montant.
- Pour un lead, mesurez la valeur réelle à partir des ventes signées, pas du nombre de formulaires reçus.
La qualité des annonces joue aussi sur le prix du clic. Notre guide sur le score de qualité Google Ads explique comment il se calcule.
Comment Google dépense-t-il le budget quotidien ?
Le budget quotidien est une moyenne, pas un plafond strict pour chaque jour. Google précise qu’un jour donné, une campagne peut dépenser jusqu’à deux fois son budget quotidien moyen pour profiter des fluctuations du trafic, tout en restant sous 30,4 fois ce budget sur le mois.
Ne vous inquiétez donc pas d’un jour à 90 € pour un budget de 49 €. Surveillez plutôt la dépense cumulée à la fin du mois. Si vous fixez un budget total à ne pas dépasser, divisez-le par 30,4 avant de le saisir.
Avec une stratégie au CPA cible, Google ajuste les enchères pour approcher le coût par conversion visé. La page d’aide prévient que certaines conversions coûteront plus et d’autres moins, et que le CPA réel dépend aussi de facteurs que Google ne contrôle pas, comme les changements apportés au site ou aux annonces. Un CPA cible fixé au-dessus de votre CPA maximal vous fera perdre de l’argent, même si Google l’atteint.
Quelles sont les limites de cette simulation ?
Le simulateur donne une estimation, pas une prévision. Il suppose un CPC et un taux de conversion constants, alors qu’ils varient selon les mots clés, les appareils, les heures et la saison. Il ne tient pas compte de la concurrence sur vos requêtes ni du volume de recherche disponible. Si peu de gens cherchent votre produit, aucun budget ne produira les clics calculés.
Il raisonne aussi sur une première commande. Si vos clients rachètent, le CPA acceptable peut être plus élevé, à condition de connaître la valeur vie client. Le calculateur de LTV sert à ce cas. Pour aller plus loin sur la façon de fixer et répartir un budget, lisez notre guide sur le budget Google Ads, et complétez avec le calculateur de CPC pour vérifier vos coûts réels une fois la campagne lancée.
Pour un compte qui dépense déjà, une analyse des termes de recherche et du suivi des conversions vaut mieux qu’une simulation. C’est le travail que mène notre agence Google Ads, certifiée Google Partner.