Comment utiliser le générateur de brief influenceur ?
Remplissez les champs dans l’ordre, du nom de la marque à la date de publication. Le générateur assemble un brief d’une ligne par rubrique, que vous pouvez copier dans un e-mail, un document partagé ou la messagerie de la plateforme. Chaque champ laissé vide devient « à préciser », pour que rien ne soit oublié avant l’envoi.
Le message clé est limité à une phrase courte. C’est volontaire. Si vous ne pouvez pas résumer ce que le créateur doit faire passer en une phrase, il ne pourra pas le faire en quinze secondes de vidéo. Les rubriques sur la mention publicitaire, les images retouchées, la validation et les statistiques sont ajoutées d’office, parce que ce sont celles que l’on oublie le plus souvent.
Le brief obtenu est une base. Complétez-le avec la cible, les preuves à montrer à l’image et les allégations interdites propres à votre produit. Notre kit campagne d’influence contient un modèle complet en dix-sept champs et la grille de casting qui va avec.
Qu’est-ce qu’un brief influenceur ?
Un brief influenceur est le document qui explique au créateur ce que la marque attend d’une collaboration. Il fixe l’objectif, le produit, le message, le format, le ton, le calendrier et les règles à respecter. Il laisse le reste à la créativité du créateur, qui connaît son audience mieux que la marque.
Un bon brief tient sur une page. Un brief de six pages qui impose chaque plan produit des contenus qui ressemblent à des publicités et que l’audience fait défiler. À l’inverse, un brief trop vague donne une vidéo hors sujet, et la relecture devient une négociation.
Le brief n’est pas le contrat. Il décrit le contenu, le contrat fixe les obligations, la rémunération et les droits. Les deux doivent dire la même chose sur les livrables, la date et les droits d’usage. Les clauses à prévoir sont détaillées dans notre guide sur le contrat influenceur.
Que doit contenir un brief pour un créateur ?
| Rubrique | Ce qu’il faut écrire | Erreur fréquente |
|---|---|---|
| Objectif | Un seul objectif, mesurable | Demander à la fois notoriété, trafic et ventes |
| Message clé | Une phrase, dans les mots du client | Recopier le slogan de la marque |
| Format | Plateforme, durée, ratio, nombre de contenus | Oublier les stories dans le décompte |
| Ton | Une indication, pas un script | Imposer un texte lu face caméra |
| Mention publicitaire | Libellé et emplacement exacts | Mention seulement dans la légende |
| Droits d’usage | Organique seul ou publicité, avec la durée | Découvrir le besoin de publicité après la publication |
| Exclusivité | Catégorie et durée | Une exclusivité « tous secteurs » sans contrepartie |
| Validation | Étapes et délais de relecture | Des allers-retours sans limite |
Nous ajoutons toujours une date limite de réponse aux relectures côté marque. Un créateur qui attend une validation pendant dix jours rate souvent la date de publication prévue, et c’est la marque qui en porte la responsabilité.
Quelle mention publicitaire écrire dans le brief ?
Le brief doit nommer la mention et dire où elle apparaît. L’article 5-2 de la loi n° 2023-451 exige une mention claire, lisible et compréhensible de l’intention commerciale, sur tout support utilisé, et cite « publicité » ou « collaboration commerciale ». Le texte dispense de mention quand l’intention commerciale ressort déjà du contexte, mais nous ne conseillons pas de parier là-dessus.
Dans une vidéo, la mention doit être visible dans la vidéo elle-même, car une légende disparaît quand le contenu est partagé ou repris en publicité. Une série de stories demande la mention sur chaque story, pas seulement sur la première. L’outil de partenariat de la plateforme aide, sans remplacer le libellé.
La loi n° 2023-451 impose aussi, à son article 5, la mention « Images retouchées » quand une retouche modifie la silhouette ou le visage, et « Images virtuelles » quand un visage ou une silhouette est produit par intelligence artificielle. Pour une marque de beauté, de mode ou de sport, cette règle doit figurer noir sur blanc dans le brief. Les autres obligations sont présentées dans notre guide sur la loi influenceurs, et notre vérificateur de conformité permet de passer une campagne en revue.
Comment préciser les droits d’usage et l’exclusivité ?
Le brief indique le besoin, le contrat l’organise. Le générateur propose quatre cas, de la publication organique seule à une diffusion en publicité pendant trois, six ou douze mois. Si vous pensez réutiliser la vidéo en co-publicité Meta ou en Spark Ads, dites-le dès le brief. Le créateur adaptera peut-être sa façon de filmer, et le prix se négocie avant, pas après.
L’autorisation technique donnée sur la plateforme ne vaut pas cession de droits. Sur TikTok, les Spark Ads passent par un code d’autorisation dont la durée se paramètre (About Spark Ads). Le contrat, lui, doit mentionner chaque droit cédé et délimiter son étendue, sa destination, le lieu et la durée, comme l’exige l’article L131-3 du code de la propriété intellectuelle.
Pour l’exclusivité, limitez-la à la catégorie de produit et à une durée courte. Une exclusivité large prive le créateur d’autres revenus, et il la facturera. Une exclusivité d’un à trois mois sur des produits directement concurrents suffit dans la plupart des campagnes.
Quelles sont les limites de ce générateur ?
Le générateur produit un brief type. Il ne connaît ni votre produit, ni votre secteur, ni le créateur. Il ne vérifie pas que vos allégations sont autorisées, ce qui demande une relecture spécifique dans les secteurs réglementés comme la santé, l’alimentation ou la finance. Il ne remplace ni le contrat, ni l’avis d’un juriste sur un dossier particulier.
Les rappels légaux reprennent l’état du droit publié sur Légifrance, notamment le seuil de 1 000 € HT fixé par le décret n° 2025-1137 pour le contrat écrit, applicable depuis le 1er janvier 2026. Ce seuil se calcule sur l’année et par objectif promotionnel, en additionnant l’argent versé et la valeur des produits offerts.
Si vous lancez plusieurs créateurs en même temps, le brief n’est qu’une pièce du dispositif. Casting, contrats, suivi des contenus et mesure des ventes font partie du travail de notre agence d’influence, de la sélection des profils au bilan de campagne.