Comment utiliser l’estimateur de portée ?
Regroupez vos créateurs en trois paliers et saisissez, pour chacun, le nombre de profils, leurs abonnés moyens et leur taux de vue par publication. Indiquez ensuite combien de contenus chaque créateur publie, puis vos deux hypothèses de recoupement. Le budget est facultatif. Il sert seulement à calculer les coûts pour mille.
Toutes les valeurs par défaut sont des exemples hypothétiques. Elles ne décrivent ni une campagne type ni une moyenne observée, et l’outil n’en contient aucune. Les taux de vue varient trop d’un créateur, d’une plateforme et d’un format à l’autre pour qu’un chiffre unique soit honnête.
Les seuils de palier eux-mêmes sont une convention. Nous les utilisons pour organiser un casting, pas pour prédire une performance. Si deux créateurs du même palier ont des taux de vue très différents, saisissez-les séparément en utilisant deux paliers.
Quelle différence entre vues, impressions et portée ?
Les vues et les impressions comptent des affichages, la portée compte des personnes. Une même personne qui voit trois contenus de la campagne produit trois vues et une seule unité de portée. Meta le formule ainsi dans la documentation de l’API Instagram, où la portée correspond au nombre de comptes uniques ayant vu le contenu et les impressions au nombre total d’affichages (Meta for Developers).
| Indicateur | Ce qu’il compte | Usage |
|---|---|---|
| Vues cumulées | Chaque affichage, répétitions comprises | Volume d’exposition, base du CPM |
| Portée unique | Les personnes distinctes touchées au moins une fois | Taille de l’audience atteinte |
| Répétition | Vues cumulées ÷ portée | Pression publicitaire par personne |
Même les plateformes estiment la portée. YouTube présente ses spectateurs uniques comme une estimation qui tient compte des appareils multiples et partagés, et ne la fournit que sur des périodes de 90 jours au plus (Aide YouTube). Une estimation faite avant la campagne est forcément plus fragile.
Comment l’outil estime-t-il la portée unique ?
En trois étapes, que vous pouvez refaire à la main.
- Vues par publication = abonnés moyens × taux de vue. Vues cumulées = vues par publication × nombre de créateurs × nombre de publications.
- Portée d’un créateur = vues de la première publication, plus les vues nouvelles des suivantes, c’est-à-dire leurs vues diminuées de la part de vues répétées.
- Portée de la campagne = somme des portées des créateurs, diminuée du chevauchement d’audience entre créateurs. Avec un seul créateur, le chevauchement ne s’applique pas.
Exemple hypothétique avec les valeurs par défaut. Dix nano-créateurs à 5 000 abonnés et 10 % de taux de vue produisent 500 vues par publication. Sur deux publications avec 40 % de vues répétées, chacun touche 500 + 300 = 800 personnes, soit 8 000 pour le palier. En ajoutant les paliers micro et macro puis en retirant 10 % de chevauchement, la campagne d’exemple touche environ 54 400 personnes pour 75 600 vues.
Le modèle est volontairement linéaire. Il ne prétend pas reproduire les algorithmes de diffusion, seulement rendre vos hypothèses visibles et discutables.
Où trouver le taux de vue réel d’un créateur ?
Dans ses statistiques, pas sur son profil public. Demandez des captures récentes des vues et des comptes touchés de ses dix dernières publications du format acheté, avec la répartition par pays. Divisez la valeur médiane des vues par le nombre d’abonnés. Une story, un Reel et une vidéo YouTube n’ont pas le même taux, ne les mélangez pas.
Sur TikTok et dans les Reels, une partie importante des vues peut venir de personnes non abonnées, si bien que le taux de vue dépasse parfois 100 %. L’outil l’accepte. À l’inverse, un compte aux abonnés nombreux mais peu actifs aura un taux faible, et c’est une information précieuse au moment de comparer des devis.
Vérifiez aussi la qualité de l’engagement avec notre calculateur de taux d’engagement. Des vues sans réactions, ou une audience majoritairement hors de France, réduisent la portée utile même quand la portée brute paraît élevée.
Comment lire le coût pour mille d’une campagne d’influence ?
Le CPM rapporte le budget à mille vues. C’est le modèle de facturation de la publicité display, où l’annonceur paie par tranche de mille impressions (Aide Google Ads). Le calculer pour une campagne d’influence permet de la comparer à vos campagnes payantes, avec notre calculateur de CPM pour l’autre côté de la comparaison.
La comparaison a ses limites. Une vue chez un créateur n’a pas la même valeur qu’une impression publicitaire, et le contenu produit reste souvent réutilisable. Le coût pour mille personnes touchées, que l’outil affiche aussi, est plus exigeant. Il pénalise les campagnes qui touchent toujours les mêmes personnes.
Pour chiffrer le budget lui-même, le calculateur de tarif influenceur donne des ordres de grandeur par palier. Pour passer de la portée aux ventes, le calculateur de ROI compare la marge générée au coût.
Faut-il privilégier la portée ou la répétition ?
Cela dépend de l’objectif. Pour faire connaître un lancement, la portée unique prime. Plusieurs créateurs aux audiences distinctes, une ou deux publications chacun. Pour déclencher un achat, la répétition compte davantage. Une personne qui voit le produit chez deux créateurs en qui elle a confiance passe plus volontiers à l’acte.
Le chevauchement n’est donc pas toujours un défaut. Dans une niche étroite, il est inévitable et peut servir la conversion. Ce qu’il faut éviter, c’est de payer de la portée qu’on n’obtient pas, en additionnant les abonnés de créateurs qui partagent la même communauté. Le guide micro-influence explique comment composer un casting de petits profils sans multiplier les doublons.
Pour un casting construit sur des statistiques vérifiées et une mesure de la portée réelle après diffusion, notre agence d’influence peut piloter la campagne.