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Trouver des partenariats : comment contacter des marques quand on est créateur

Les partenariats les mieux payés vont rarement aux créateurs qui attendent qu’on les contacte. Voici notre méthode pour cibler les bonnes marques, leur écrire, relancer et négocier.

Comment trouver des marques avec qui collaborer ?

Partez des marques que votre audience achète déjà ou pourrait acheter demain, puis de celles qui travaillent déjà avec des créateurs de votre niche. Attendre les demandes entrantes vous laisse surtout les propositions que d’autres ont refusées.

Nous construisons avec chaque créateur une liste de prospection à partir de quatre sources.

  • Vos usages réels : les produits que vous utilisez et citez déjà sans être payé. Le discours sera naturellement crédible.
  • Les demandes de votre communauté : les questions récurrentes en commentaires et en messages privés (« quelle marque de… ? ») disent ce que votre audience cherche.
  • Les marques qui investissent déjà dans l’influence : repérez les collaborations signalées chez les créateurs proches de vous. Une marque qui a déjà un budget et un process se convainc plus facilement qu’une marque qui découvre le sujet.
  • Les places de marché des plateformes : TikTok One met les créateurs en relation avec des marques. Il faut avoir au moins 18 ans, respecter les règles de la communauté et la politique sur le contenu de marque, et compter au moins 1 000 abonnés pour participer aux projets, avec d’autres critères selon les cas (TikTok, How creators can sign up for TikTok One). Côté Meta, l’espace Marketplace pour Creators sert aux marques et aux agences à découvrir et évaluer des profils Instagram (Meta, ressources sur les co-publicités).

Visez vingt à quarante marques, pas deux cents. Dix messages bien ciblés et suivis rapportent plus qu’une centaine d’envois au hasard.

Comment choisir les bonnes marques avant de les contacter ?

Gardez celles qui correspondent à votre univers, qui ont les moyens de payer et avec qui une relation de plusieurs mois est envisageable. Une collaboration ponctuelle mal assortie coûte plus en crédibilité qu’elle ne rapporte.

CritèreQuestion à se poserSignal positifSignal d’alerte
CohérenceEn parleriez-vous sans être payé ?Vous utilisez déjà le produitVous devriez justifier le partenariat à votre audience
AudienceVos abonnés sont-ils des acheteurs potentiels ?Âge, pays et centres d’intérêt alignésProduit réservé à un marché où vous n’êtes pas suivi
BudgetLa marque rémunère-t-elle déjà des créateurs ?Collaborations signalées récurrentesUniquement du produit offert
RéputationLa marque tient-elle ses promesses ?Avis clients sérieux, service client joignablePromesses de résultats miraculeux, secteur à risque
DuréeUne relation sur plusieurs mois est-elle possible ?Programmes d’ambassadeurs, gammes renouveléesOpération unique sans suite

Écartez aussi les secteurs que la loi interdit ou encadre strictement pour les influenceurs, comme les produits contenant de la nicotine ou certains actes esthétiques. La liste est détaillée dans notre guide loi influenceurs : obligations des marques, et vous restez responsable de ce que vous promouvez.

Que préparer avant de contacter une marque ?

Un media kit à jour, deux ou trois contenus comparables à ce que vous proposez et une idée de collaboration propre à la marque. Une marque répond à une proposition, rarement à une simple présentation.

  • Le media kit : positionnement, audience issue de vos statistiques natives, vues moyennes par format, références, formats proposés. Notre guide sur le tarif influenceur et le media kit le détaille rubrique par rubrique.
  • Des preuves : des liens vers des contenus, sponsorisés ou non, qui montrent votre façon de présenter un produit. Sans collaboration passée, un contenu où vous parlez spontanément d’un produit fait l’affaire.
  • Une idée : un angle précis (« un test sur trente jours », « une routine du matin en trois étapes ») qui prouve que vous connaissez la marque et votre audience.
  • Vos repères de prix : ne les envoyez pas dans le premier message, mais ayez-les en tête. La question arrive vite.
  • Une adresse e-mail professionnelle et, idéalement, un statut qui vous permet de facturer.

Identifiez ensuite le bon interlocuteur, responsable influence, chargé de communication ou fondateur pour une petite marque. Un message adressé nommément à la bonne personne a bien plus de chances d’être lu qu’un envoi au formulaire de contact général.

Comment écrire à une marque pour proposer un partenariat ?

En cinq à huit lignes centrées sur elle. Pourquoi cette marque, pourquoi vous, quelle idée, et une question simple pour la suite, le media kit en pièce jointe faisant le reste.

Modèle de message

Objet. Idée de contenu [nom de la marque] × [votre nom], [thématique]

Bonjour [prénom],

J’utilise [produit] depuis [durée] et j’en parle régulièrement à ma communauté de [thématique] sur [plateforme]. Mon audience est principalement composée de [profil], ce qui correspond à la cible de [gamme].

J’aimerais vous proposer [idée précise de contenu], qui pourrait mettre en avant [bénéfice produit]. Vous trouverez en pièce jointe mon media kit et deux exemples de contenus récents.

Seriez-vous la bonne personne pour en parler, ou pouvez-vous m’orienter vers la personne en charge des partenariats ?

Belle journée,
[Prénom, nom, lien vers le compte, e-mail]

Ce qu’il faut éviter

  • Le message identique envoyé à cinquante marques, qui se repère immédiatement.
  • Le tarif dans le premier message, avant même de savoir ce que la marque cherche.
  • La demande de produits gratuits en ouverture, qui vous place en client plutôt qu’en partenaire.

Un message commercial envoyé à un professionnel sur son adresse nominative relève de la prospection. La CNIL admet qu’il repose sur l’intérêt légitime s’il est en rapport avec la fonction de la personne, à condition qu’elle puisse s’opposer aux sollicitations suivantes. Les adresses génériques de type contact@ ne sont pas concernées (CNIL, La prospection commerciale par courrier électronique). Signez de votre nom et proposez de ne plus écrire si la personne n’est pas intéressée.

Combien de fois relancer une marque, et quand ?

Une à deux fois, à environ une semaine d’intervalle, avec un élément nouveau à chaque fois. Au-delà, l’insistance dessert. Un silence veut souvent dire « pas maintenant », rarement « jamais ».

  • Première relance : dans le même fil, une ou deux phrases avec un apport concret, comme une statistique récente, un contenu qui a bien marché ou un temps fort (rentrée, fêtes) lié à la marque.
  • Seconde relance : une alternative plus légère (un format test, un seul contenu), ou simplement la bonne période pour revenir vers eux.
  • Ensuite : notez la marque dans votre suivi et reprenez contact à l’occasion d’un lancement ou d’une nouvelle saison.

Un tableau de suivi suffit, avec la marque, le contact, la date d’envoi, les relances, la réponse et la prochaine étape. C’est l’outil que nous utilisons pour chaque créateur accompagné. Il évite les doubles envois gênants et révèle, au bout de quelques mois, les secteurs qui répondent le mieux à votre profil.

Comment négocier un partenariat une fois la marque intéressée ?

En posant d’abord des questions sur l’objectif et le brief, puis en envoyant un devis où contenu, droits, exclusivité et délais sont séparés. Vous pourrez ainsi ajuster le périmètre plutôt que votre prix.

Les questions à poser avant de chiffrer

  • Quel est l’objectif (notoriété, trafic, ventes, contenus pour la publicité) ?
  • Quels formats, combien de contenus, quelles dates de publication ?
  • La marque veut-elle réutiliser le contenu, et le diffuser en publicité ? Pendant combien de temps ?
  • Une exclusivité est-elle demandée, sur quelle catégorie et pour quelle durée ?
  • Quel est le processus de validation, et le délai de paiement ?

Que céder quand le budget est trop court

Si le budget de la marque est inférieur à votre devis, ne touchez pas au prix unitaire et retirez plutôt une ligne. Moins de contenus, droits publicitaires plus courts, exclusivité plus étroite. Une part variable (code promo ou lien affilié) peut s’ajouter à un fixe qui couvre votre travail, jamais le remplacer.

Comme nous pilotons aussi des campagnes pour des marques, nous savons ce qu’un contenu de créateur leur rapporte une fois diffusé en publicité. C’est l’argument le plus solide pour défendre le prix des droits d’usage.

Quelles erreurs font échouer une prise de contact ?

Presque toujours des erreurs évitables, un message générique, une marque mal choisie, un dossier incomplet ou une demande floue. Voici celles que nous voyons le plus souvent dans les messages que les créateurs nous montrent avant de nous rejoindre.

  • Parler de soi pendant tout le message sans jamais dire ce que la marque y gagne.
  • Envoyer des statistiques invérifiables ou anciennes, alors qu’une marque sérieuse demandera des captures de vos statistiques natives.
  • Contacter un concurrent d’un partenaire en cours, alors qu’une exclusivité vous lie peut-être encore.
  • Proposer un partenariat sans idée. « Je serais ravi de collaborer avec vous » ne donne aucune prise pour répondre.
  • Accepter trop vite la première proposition, sans avoir demandé le brief, les droits souhaités et le délai de paiement.
  • Oublier la suite. Après une collaboration réussie, un bilan (vues, réactions, questions de votre audience) déclenche souvent la deuxième commande.

Ce dernier point est sous-estimé. Une marque satisfaite reconduit plus volontiers un créateur qu’elle connaît qu’elle n’en recrute un nouveau, si bien que chaque collaboration bien menée prépare la suivante.

Quelles mentions afficher sur une collaboration commerciale ?

La mention « Publicité » ou « Collaboration commerciale », claire et lisible, sur tous les formats. C’est une obligation de la loi du 9 juin 2023 (loi n° 2023-451, Légifrance), qui impose aussi « Images retouchées » ou « Images virtuelles » selon les cas, sous peine d’un an d’emprisonnement et de 4 500 € d’amende pour ces dernières mentions (Bpifrance Création).

L’ARPP précise ce que « clair » veut dire. Le caractère commercial doit apparaître dès le début du contenu, en français, et ne peut pas être relégué en fin de vidéo, caché derrière un « voir plus » ou résumé par des abréviations comme #SP ou #Collab, ni par des termes comme #gifting (ARPP, Recommandation Communication publicitaire numérique v5). Son Certificat de l’influence commerciale responsable, une formation en ligne validée par un examen final, est un argument utile dans une prise de contact (ARPP, Influence responsable).

Le contrat écrit et ses mentions obligatoires sont traités dans notre guide sur le contrat d’agent influenceur.

Quand passer par un agent pour ses partenariats ?

Quand vous recevez plus de demandes que vous ne pouvez en traiter, quand les montants et les droits en jeu augmentent, ou quand la prospection vous prend le temps de la création. Un bon agent ouvre des portes que vous n’ouvririez pas seul et vous protège dans les contrats.

Le rôle au quotidien, la rémunération et les questions à poser avant de signer sont décrits dans notre guide sur l’agent influenceur.

Chez Creapreneurs, notre agence de management d’influenceurs prospecte les marques cohérentes avec votre univers, présente chaque proposition avec son avis et vous laisse la décision. Nous regardons aussi au-delà des partenariats, vers la formation, le produit ou la communauté, pour vendre au-delà de votre audience organique. Présentez-nous votre projet, ou découvrez les autres façons de monétiser son audience.

FAQ

Questions fréquentes

Faut-il un nombre minimum d’abonnés pour contacter des marques ?

Non, il n’existe pas de seuil légal. Certaines plateformes en fixent pour leurs places de marché : TikTok One demande par exemple au moins 1 000 abonnés pour participer aux projets. Une petite audience très ciblée peut intéresser une marque de niche davantage qu’un grand compte généraliste.

Vaut-il mieux contacter une marque par e-mail ou en message privé ?

L’e-mail adressé à la personne en charge des partenariats reste le canal le plus professionnel : il permet de joindre le media kit et de garder une trace. Le message privé peut servir à obtenir le bon contact, mais une proposition détaillée passe mieux par e-mail.

Que répondre à une marque qui propose uniquement des produits offerts ?

Si la collaboration demande un vrai travail de création, proposez un devis avec un fixe, en expliquant ce qu’il couvre. Vous pouvez accepter un produit offert sans obligation de publication, mais une publication commandée est un travail qui se rémunère. Dans tous les cas, un contenu promotionnel doit être signalé comme tel.

Comment signaler une collaboration commerciale sur Instagram ou TikTok ?

La loi impose la mention « Publicité » ou « Collaboration commerciale », claire et lisible. L’ARPP recommande qu’elle apparaisse dès le début du contenu, en français, et pas noyée dans les hashtags. Les outils de contenu de marque des plateformes complètent cette mention sans la remplacer.

Combien de marques contacter chaque mois ?

Il n’y a pas de bon chiffre universel : mieux vaut dix messages personnalisés et suivis que cent envois génériques. Nous conseillons de travailler par petites vagues, de relancer une à deux fois et de mesurer quels secteurs répondent le mieux.

Un agent peut-il être payé par la marque et par le créateur ?

La loi de 2023 oblige l’agent d’influenceurs à éviter les conflits d’intérêts. Demandez toujours qui le rémunère et sur quelle base, et faites figurer ce point dans le contrat écrit qui vous lie à lui.

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Écrivez-nous à contact@creapreneurs.io en présentant votre compte et vos projets, nous vous répondons personnellement.

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