# Agence pour influenceurs : comment choisir son agent quand on est créateur ?

> Pour choisir une agence pour influenceurs, vérifiez d’abord pour qui elle travaille : un agent défend le créateur, une plateforme sert d’abord les marques. Comparez ensuite l’assiette de la commission, le périmètre de l’exclusivité, la durée et la sortie du contrat, l’accès aux offres écrites des marques et le circuit des paiements. La loi du 9 juin 2023 impose un contrat écrit avec l’agent. Parlez à un créateur déjà représenté avant de signer.

Source : https://creapreneurs.io/blog/choisir-agence-influenceur/  
Auteur : Arthur Moreau, fondateur de Creapreneurs  
Mis à jour : 2026-10-12

Un bon agent vous fait gagner du temps et de l’argent, un mauvais contrat vous en coûte pendant des années. Voici comment comparer les agences pour influenceurs, clause par clause.

## Comment choisir une agence pour influenceurs ?

En commençant par une question simple : pour qui travaille-t-elle ? Une agence pour influenceurs, ou agent, représente le créateur et défend ses intérêts face aux marques. Une agence d’influence travaille pour les marques. Une plateforme sert d’abord ceux qui s’y abonnent. Les trois peuvent vous apporter des partenariats, pas avec la même loyauté.

Une fois ce point clair, cinq critères départagent les agences sérieuses des autres.

- **La commission**, surtout son assiette, c’est-à-dire les revenus sur lesquels elle s’applique.

- **L’exclusivité**, et ce qu’elle laisse libre.

- **La durée**, la reconduction et la porte de sortie.

- **La transparence** sur les offres reçues et les contrats signés.

- **Le circuit des paiements** et les délais de reversement.

Ce guide s’adresse aux créateurs. Si vous êtes une marque qui cherche des créateurs, lisez plutôt notre guide pour [choisir une agence d’influence](https://creapreneurs.io/blog/choisir-agence-influence/). Notre page [agence pour influenceurs](https://creapreneurs.io/agence-management-influenceurs/) présente notre propre accompagnement.

## Agent, agence de talents ou plateforme : qui travaille pour vous ?

La loi du 9 juin 2023 définit l’agent d’influenceur comme celui qui représente, contre rémunération, des personnes exerçant l’influence commerciale. Elle lui impose de défendre leurs intérêts, de prévenir les conflits d’intérêts et de veiller à la conformité de son activité (article 7). Une plateforme ou une agence payée par les marques ne travaille pas pour vous au sens de cet article.

Certaines structures exercent deux métiers, représenter des créateurs et mener des campagnes pour des marques. C’est notre cas. Ce n’est pas un problème si la règle est écrite : pour chaque partenariat, vous savez qui paie qui et qui négocie pour vous. Demandez-le explicitement.

Notre guide sur l’[agent influenceur](https://creapreneurs.io/blog/agent-influenceur/) détaille le métier et le moment où il devient utile.

## Commission : quelles questions poser sur le taux et son assiette ?

Le taux seul dit peu de chose. Aucun texte ne fixe de taux de référence pour les agents d’influenceurs, et deux contrats au même pourcentage peuvent coûter des montants très différents selon les revenus concernés. C’est l’assiette qui fait la différence.

Demandez une simulation écrite sur un mois type, avec vos sources de revenus réelles. Une agence qui refuse cet exercice ne vous dit pas ce qu’elle va vous coûter. Pour fixer vos propres prix face aux marques, notre guide [tarif influenceur et media kit](https://creapreneurs.io/blog/tarif-influenceur-media-kit/) donne une méthode.

## Exclusivité : jusqu’où l’accepter ?

L’exclusivité est courante et souvent légitime. Si deux intermédiaires démarchent la même marque pour vous avec deux prix différents, vous perdez en crédibilité. Le problème n’est pas l’exclusivité, mais son périmètre.

Faites préciser trois axes : les activités couvertes, le territoire et la durée. Posez aussi que tout ce qui n’est pas expressément inclus reste libre. Une clause sur « toute activité présente et future » capte des revenus que l’agent ne génère pas, comme votre formation, votre marque ou vos revenus de plateforme.

### Les cas à régler par écrit

- Une marque vous contacte directement : est-elle redirigée vers l’agent, et à quel taux ?

- Vous lancez votre propre produit ou votre formation : l’agent est-il concerné ?

- Vous intervenez en conférence ou à la télévision : ces revenus entrent-ils dans le périmètre ?

- L’agent ne vous présente aucune offre pendant plusieurs mois : pouvez-vous sortir ?

Si vous développez d’autres revenus que les partenariats, notre page [monétiser son audience](https://creapreneurs.io/monetiser-son-audience/) présente les modèles possibles, à protéger avant de signer une exclusivité large.

## Que doit contenir le contrat avec votre agent ?

La loi impose un contrat écrit entre l’influenceur et son agent, à peine de nullité. Il doit notamment mentionner l’identité et les coordonnées des parties avec leur pays de résidence fiscale, la nature des missions, la rémunération ou ses modalités de calcul, les droits et obligations de chacun, notamment en propriété intellectuelle, et la soumission au droit français (article 8).

Ces mentions sont un minimum. Un contrat d’agent utile règle aussi l’exclusivité, la durée, la reconduction, le préavis, le circuit des paiements et les commissions dues après la fin. La loi prévoit en outre que l’annonceur, l’influenceur et l’agent répondent solidairement des dommages causés aux tiers dans l’exécution du contrat, ce qui donne à l’agent un intérêt direct à vérifier les contrats de marque (Bpifrance Création).

Les contrats avec les marques ont leur propre règle. Depuis le 1er janvier 2026, ils doivent être écrits dès que la rémunération et la valeur des avantages en nature atteignent 1 000 euros hors taxes sur une même année pour un même objectif promotionnel (décret n° 2025-1137). Votre agent doit savoir le vérifier pour vous.

La check-list complète, clause par clause, se trouve dans notre guide sur le [contrat d’agent influenceur](https://creapreneurs.io/blog/contrat-agent-influenceur/). Ces informations ne remplacent pas la relecture d’un avocat.

## Quelles clauses refuser ou renégocier ?

Certaines clauses n’ont rien d’illégal mais déséquilibrent le contrat au point de vous coûter cher. Voici celles que nous faisons retirer quand un créateur nous montre le contrat d’un autre agent.

Le Code de la propriété intellectuelle exige que chaque droit cédé fasse l’objet d’une mention distincte (article L131-3). Une formule générale qui cède « tous les droits » à l’agent doit vous alerter.

## Quels signaux d’alerte avant de signer ?

Un seul de ces signaux justifie de ralentir et de faire relire le contrat.

- Des frais à payer avant tout partenariat, présentés comme une inscription.

- Un agent qui négocie sans jamais vous montrer les propositions écrites des marques.

- Une pression pour signer vite, avant « la fin de l’offre ».

- Un refus de mettre la commission et son assiette par écrit.

- Aucun créateur représenté que vous puissiez contacter.

- Des promesses de revenus chiffrées avant d’avoir vu vos statistiques.

- Une méconnaissance des mentions obligatoires et des produits interdits à la promotion.

Ce dernier point se teste facilement. Demandez à l’agent quelle mention afficher sur une publication rémunérée et quels produits un influenceur ne peut pas promouvoir. La réponse doit être immédiate. Côté créateur, l’ARPP propose un certificat de l’influence commerciale responsable, qui forme au cadre légal et aux règles déontologiques (ARPP).

## Quand un agent n’est-il pas encore utile ?

Quand les demandes de marques restent rares et simples. Un agent se rémunère sur ce qu’il négocie, et si vous recevez deux propositions par trimestre, sa commission peut coûter plus que le temps qu’il vous fait gagner. Il devient utile quand les sollicitations s’accumulent, que les contrats se compliquent ou que vous visez des marques que vous n’arrivez pas à toucher seul.

En attendant, trois chantiers préparent bien la suite. Le premier est un media kit à jour, avec vos statistiques natives et vos tarifs. Le deuxième est un statut juridique adapté à vos revenus, que détaille notre guide sur le [statut juridique de l’influenceur](https://creapreneurs.io/blog/statut-juridique-influenceur/). Le troisième est une méthode pour démarcher les marques vous-même.

Ce travail vous rend aussi plus intéressant pour un agent. Un créateur qui connaît ses chiffres, facture correctement et sait ce qu’il refuse se représente plus facilement. Pour situer vos revenus actuels, notre guide [combien gagne un influenceur](https://creapreneurs.io/blog/combien-gagne-un-influenceur/) donne des ordres de grandeur par source de revenus, sans faux barème.

Méfiez-vous enfin des structures qui démarchent des créateurs débutants en promettant des partenariats contre des frais d’entrée. Un agent qui croit en votre potentiel se paie sur ce qu’il vous fait gagner, pas avant.

## Comment vérifier le sérieux d’une agence pour influenceurs ?

Par des vérifications simples, que toute agence sérieuse accepte. Parlez à au moins un créateur qu’elle représente déjà, de préférence dans votre univers. Vérifiez l’existence de la société et l’identité du signataire. Demandez un exemple de relevé de paiement anonymisé et un modèle de contrat avant le rendez-vous de signature.

Nous sommes l’une de ces agences, basée à Paris depuis 2021, et nous accompagnons des créateurs lifestyle, fitness et issus de la télé-réalité. Nous ne prétendons pas être la meilleure agence pour influenceurs : un agent excellent dans un univers peut mal connaître un autre. Si vous voulez comparer, envoyez-nous votre profil par notre [formulaire créateur](https://creapreneurs.io/contact/?profil=createur), et lisez aussi notre guide pour [contacter des marques](https://creapreneurs.io/blog/contacter-marques-partenariats/) si vous préférez avancer seul.

## Questions fréquentes

### Quelle est la meilleure agence pour influenceurs ?

Il n’y a pas de meilleure agence pour tous les créateurs. La bonne pour vous connaît votre univers, représente déjà des créateurs que vous pouvez contacter, et propose un contrat clair sur l’assiette de la commission, l’exclusivité et la sortie. Comparez au moins deux propositions écrites avant de signer.

### Quelle différence entre un agent influenceur et une agence d’influence ?

L’agent travaille pour le créateur et doit défendre ses intérêts, selon la loi du 9 juin 2023. L’agence d’influence travaille pour la marque et cherche le meilleur résultat pour elle. Une structure peut faire les deux, à condition de dire clairement pour qui elle négocie dans chaque partenariat.

### Combien prend une agence pour influenceurs ?

Le plus souvent une commission sur les partenariats négociés, dont le taux varie selon les agences. Aucun texte ne fixe de taux de référence. Comparez surtout l’assiette, c’est-à-dire les revenus sur lesquels la commission s’applique, et l’existence de frais en plus.

### Le contrat avec un agent doit-il être écrit ?

Oui. L’article 8 de la loi du 9 juin 2023 impose un contrat écrit entre l’influenceur et son agent, à peine de nullité, avec des mentions obligatoires comme les missions, la rémunération et les droits de propriété intellectuelle. Ajoutez-y l’exclusivité, la durée et les conditions de sortie.

### Faut-il accepter l’exclusivité avec un agent ?

Souvent oui, si elle est bornée. Elle évite que deux intermédiaires démarchent la même marque pour vous. Elle doit préciser les activités couvertes, le territoire et la durée, et laisser libres vos projets personnels comme une formation ou une marque.

### À partir de combien d’abonnés prendre un agent ?

Il n’existe pas de seuil. Un agent devient utile quand les demandes de marques arrivent régulièrement et que leur gestion vous prend du temps, ou quand vous visez des partenariats que vous n’arrivez pas à obtenir seul. Une petite communauté très engagée dans une thématique précise peut déjà intéresser un agent.
